La plupart des collectivités, élus et journalistes parlent encore de « budget vert » pour désigner l'évaluation de l'impact environnemental d'un budget public. C'est l'expression entrée dans le langage courant après l'expérimentation menée par l'État sur la loi de finances pour 2021, en s'appuyant sur la méthodologie publiée par I4CE.
Pour les collectivités territoriales, la dénomination réglementaire officielle retenue par le législateur est « annexe environnementale ». C'est elle qui figure à l'article 191 de la loi de finances pour 2024 et qui s'impose comme document à joindre au compte administratif (puis au compte financier unique).
En pratique, sur le périmètre des collectivités, ces deux termes désignent la même obligation : coter chaque dépense d'investissement selon les six axes environnementaux et produire un état annexé à la décision budgétaire. Le terme « annexe environnementale » insiste sur la nature réglementaire et le format imposé ; « budget vert » met l'accent sur la lecture environnementale du budget.
Le décalage de vocabulaire crée parfois une confusion : certaines collectivités cherchent un « outil de budget vert » alors qu'elles parlent en réalité de la production de leur annexe environnementale. ÉCLAT répond aux deux : c'est l'outil de production de l'annexe environnementale, qui permet aussi d'alimenter une lecture budget vert plus large à destination des élus.